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Salarié porté ou auto-entrepreneur, comment choisir ?

Salarié porté plutôt qu’auto-entrepreneur : un choix plus sûr pour les entreprises

Devenir indépendant constitue une carrière de plus en plus envisagée par les actifs.
Bien sûr, toutes les contraintes liées au statut d’auto-entrepreneur peuvent freiner les prises de décision : l’insécurité de l’emploi, des relations parfois compliquées avec les entreprises contractantes, révèlent certaines failles.

Si le Portage salarial apparaît comme alternative intéressante pour les actifs qui désirent se mettre à leur compte, celui-ci est tout autant apprécié par les entreprises ayant recours à des travailleurs indépendants. En effet, en 4 ans, le marché du Portage salarial a connu une croissance de 10 à 20% par an.
Une augmentation qui s’explique en partie par l’intérêt grandissant des entreprises à choisir les actifs portés plutôt que des auto-entrepreneurs.

Mais en quoi le Portage salarial est-il plus sûr pour les entreprises ?

Au moment de faire appel à un prestataire pour une mission, l’entreprise a souvent privilégié les auto-entrepreneurs par manque de choix.
Malgré le bon travail de ceux-ci, ce sont toutes les démarches administratives et les risques qu’elles entraînent qui posent problème aux entreprises.
Selon l’Urssaf, lors de la signature du contrat entre les deux parties, c’est l’entreprise qui se doit de vérifier la régularité du travailleur.
Elle est d’ailleurs tenue responsable en cas de contrôle révélant une preuve de travail dissimulé même si le travailleur indépendant est le fautif.
Les risques de contrôles ou de malveillance de la part de certains auto-entrepreneurs donnent matière à réfléchir aux entreprises qui souhaitent faire appel à un prestataire extérieur.
D’autant plus que la prescription pour ce type de délit est de 5 ans ; ce qui laisse du temps à l’URSSAF pour les contrôles qu’elle opère.

 

Le Portage salarial établit une relation triangulaire entre l’entreprise, le porté et la société de portage qui prend la place d’intermédiaire.

Cette option constitue une opération plus sûre pour l’entreprise, car celle-ci se détache contractuellement du travailleur indépendant.
En effet, le contrat de prestation effectué par l’entreprise se fait avec la société de portage et non avec le travailleur porté.
C’est ensuite un CDD ou un CDI qui est signé entre le salarié porté et sa société de Portage salarial ; c’est ce qui lui confère le statut de salarié.
Pour l’entreprise cliente, les avantages sont significatifs : de part cette « distance » entre elle et le prestataire, elle n’est plus en charge de sa rémunération directe et des démarches administratives que cela implique.
Les entreprises ont donc intérêt à se tourner dorénavant vers les salariés portés plutôt que les auto-entrepreneurs.

 

 

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