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Artiste ou directeur marketing ? Pourquoi choisir ?

Pierre-Philippe a aujourd’hui deux activités.
Le jour et plusieurs jours dans la semaine, il est responsable marketing dans un grand groupe de télécoms.
Les autres jours, le soir, la nuit et le week-end, il est… peintre plasticien.

J’avais envie de consacrer plus de temps à ma passion : la peinture.

« Lorsque j’ai été licencié de la société de télécoms où j’avais le poste de responsable marketing, j’ai commencé par me jeter à corps perdu dans la recherche d’un poste similaire.
Mais aujourd’hui, lorsqu’on a un certain âge (ou un âge certain -rires-), ces postes ne sont pas faciles à trouver.
Dans l’attente, j’en ai profité pour reprendre les cours de peinture que j’avais abandonnés lorsque mon activité professionnelle s’est accélérée.
Je ne m’en étais pas aperçu tout de suite. Aspiré par les responsabilités, les dossiers, les équipes que j’animais, je n’avais plus une minute pour moi, je préférais d’ailleurs, lorsque c’était possible, les consacrer à ma famille.
Du coup, lorsqu’il a fallu m’occuper en attendant de pouvoir saisir une réelle opportunité, je m’y suis remis.
Les semaines et les mois ont passé et je l’avoue bien volontiers : je n’ai pas vu le temps s’écouler.
J’ai retrouvé un plaisir presque coupable à réinstaller mon atelier au fond de notre jardin et à aligner mes tubes et couvrir mes toiles.
Tout le monde m’a encouragé.
On m’a fait cadeau d’huiles, de livres, de toiles.

Et puis, c’est arrivé. On m’a recontacté.

En fait, c’est la dernière société à laquelle je m’attendais.
Celle qui m’avait licencié.
Mon expertise, ma connaissance notamment des télécoms b to b en Afrique du Sud ont joué en ma faveur.
Lorsque j’ai pris connaissance des missions auxquelles mon directeur de division pensait pour moi, cela m’a tout de suite plu.
Pour une raison précise : non seulement nous ne parlions pas de CDD ni d’un nouveau CDI après tous ces mois, mais de points clefs à traiter sur différents dossiers.
Autrement dit, je pouvais reprendre une activité professionnelle dans le cadre de mes précédentes fonctions tout en négociant du temps pour moi car il n’était plus question d’abandonner à nouveau la peinture.

Très vite, la question de « statut » s’est posée.

Mais pas très longtemps en fait : je m’étais déjà renseigné sur un statut qui me permettrait :

  • d’une part de n’avoir aucune tâche administrative à traiter, de façon à être pleinement concentré sur mes missions,
  • d’autre part qui me permettrait de négocier avec mon « nouveau client » un emploi du temps qui me laisserait du temps pour peindre.

Ce statut, c’est le Portage salarial.
Et dorénavant, je me sens tout à fait enclin à chercher de nouvelles missions… Plutôt qu’un nouveau poste !»

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